Casablanca

Mausolée de Sidi Abd Er Rahmane à Casablanca

Le long de la corniche, au bout de la grande plage, entre la rive et le large, se détache, comme posé sur l’océan, un îlot rocheux, peint en blanc, qui abrite la Koubba du Marabout de Sidi Abderrahmane.
Son accès est difficile à marée basse, et l’îlot est coupé du monde à marée haute. Des passeurs aident les visiteurs à y accéder grâce à des chambres à air, pour 5 dh la traversée. Un petit métier qui aide à vivre plusieurs familles des quartiers périphériques de Casablanca.
La légende raconte que Sidi Abderrahmane, homme saint originaire de Bagdad, y a échoué et vécu au XIXème siècle pour fuir la cruauté du monde. Pieux et solitaire, il priait jour et nuit. Pour le remercier de sa grande générosité, les habitants de la ville lui construisirent une maison, qu’il n’a jamais voulu habiter, préférant la laisser en demeure d’accueil aux pèlerins.
On raconte aussi qu’il avait le pouvoir de marcher sur l’eau et pouvait ainsi voyager à travers des mondes accessibles à lui seul.
Aujourd’hui, cet îlot, et son unique ruelle bordée d’une dizaines de petits pièces, dont la porte n’est qu’un voile coloré,  est habité de diseuses de bonne aventure, de femmes qui lisent l’avenir dans les lignes de la main ou dans du plomb fondu, et qui ne promettent que bonheur et fertilité.
Beaucoup de personnes viennent y chercher le remède contre la maladie, la malchance, la stérilité, l’envoutement, le mauvais œil.
Mais la spécialité de l’île est la recherche désespérée de mari. La voyante lit la vie amoureuse de la femme dans ldoun, le plomb. La jeune femme encore célibataire se déshabille, revêt une gandoura prêtée par la voyante et s’accroupit sur un seau d’eau où l’on verse du plomb fondu. Sa forme déterminera l’avenir de la jeune femme. Afin d’éloigner le mauvais oeil, cette dernière doit garder cette eau pendant 7 jours et se laver avec, ou se laver directement sur place dans des pièces dédiées à ces bains.
Deux ou trois grandes familles gèrent les affaires locales, les petits commerces, l’argent et les cadeaux offerts au Saint. Sur la terre ferme, face à l’îlot, de nombreuses femmes vendent des gâteaux aux enfants, et proposent les tatouages au henné.
Sidi Abd Er Rahmane continue ses miracles en aidant de nombreuses familles à vivre.


 Casablanca, le Musée du Judaïsme Marocain
Création de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, ce musée présente de nombreux objets de la vie quotidienne, bijoux, objets de culte, vêtements, mobiliers, tableaux et photographies témoignant de la présence juive au Maroc, souvent dispersés. Il s’agit de retracer la vie de cette communauté, partie intégrante de l’histoire et de la culture du Maroc, en particulier dans les lieux de longue tradition urbaine comme Fès ou Tétouan. Si la communauté juive marocaine a aujourd’hui perdu de son importance quantitative, il n’en reste pas moins que son héritage culturel est de plus en plus revendiqué par les Marocains…et que nombre de Juifs originaires du Maroc y reviennent à la recherche de leurs racines familiales.



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